12 signes du manque de confiance en soi (qui vous freine dans la vie)

Quand on manque de confiance en soi…

A l’époque où le manque de confiance en soi était omniprésent dans ma vie, j’avais envie de faire des tas de choses, mais je n’osais jamais. J’avais le sentiment d’avoir quelque chose en moins, d’être victime d’une injustice. Qui a distribué les corps de bombasses? Le charisme? Et pourquoi je n’en ai pas eu moi? Les autres, elles ont l’air à l’aise, elles ont toujours le sourire et marchent d’un pas assuré. Moi aussi je veux rire, me sentir belle, désirée, confiante. Je sais que j’ai des choses à offrir, alors qu’est-ce qu’il me manque? Seulement, personne ne m’avais parlé du manque de confiance en soi.

Peut-être ressentez-vous aussi ce manque , ce mal être, comme j’ai pu le ressentir auparavant.

Avez-vous le sentiment qu’il vous manque quelque chose pour être pleinement épanoui(e)?

Vous êtes vous déjà demandé quel est le secret de ces gens qui semblent à l’aise en toutes situations?

Le manque de confiance en soi

Si vous vivez cela au quotidien, il est fort possible que vous manquiez de confiance en vous. Et là-dessus, je sais de quoi je parle! Au début on souffre sans trop savoir ce que c’est, on a l’impression d’être à part, de ne pas pouvoir profiter pleinement, voire de passer à côté de sa vie parfois.

Et pourquoi on manque de confiance en soi ?

Le manque de confiance en soi touche beaucoup d’entre nous et nous freine. Pour en avoir, il faut tout d’abord avoir une bonne estime de soi: c’est ce que je pense de moi, la valeur que je pense avoir, sans être influencé(e) par les autres. Quand on a une estime de soi saine, on peut alors développer sa confiance en soi, qui est la conviction que je suis compétent(e) pour affronter les défis de la vie. C’est le fait de savoir que quelque soit la situation, je me fais confiance, je sais que je vais m’en sortir et réussir ce que j’entreprends.

C’est d’ailleurs très souvent l’estime de soi qui nous fait défaut, parce qu’à un moment où à un autre, des blessures, des échecs, des relations ont pu nous faire du mal, et nous doutons de notre valeur.

En même temps, pour tout vous dire, notre société ne nous aide pas beaucoup: beauté standardisée, pression sociale sur notre physique, course à la performance. Personne ne nous apprend à nous aimer, à nous estimer, à croire en nous. Au contraire, notre environnement nous fait parfois douter de plus en plus.

Sans parler de nos casseroles personnelles et de l’éducation que nous avons reçue.

Mais ne vous inquiétez pas: si vous êtes ici, c’est que vous avez entamé la bonne démarche. Vous savez ce qui m’a aidé à réparer mon manque évident de confiance en moi? Eh bien, savoir que je manquais de confiance en moi!

C’est tout bête, mais tant qu’on ne reconnaît pas son addiction pour la cigarette ou l’alcool, et les conséquences qui vont avec, on ne fait pas le nécessaire pour se soigner. Avec la confiance en soi, c’est pareil. Il faut d’abord savoir où on en est pour pouvoir travailler dessus.

Parce que chacun est différent, nous allons parcourir 12 signes possibles du manque de confiance en soi: essayez d’identifier celui qui vous concerne!

12 signes que vous manquez de confiance en vous

1. Je n’aime pas mon corps (ou du moins, on est pas copains)

Moi aussi, j’ai passé des années à détester mon corps. Si vous avez lu mon guide, téléchargeable ICI, vous savez que j’ai longtemps été la cible des moqueries. Et vous, pourquoi vous n’êtes pas satisfait(e) de votre corps? Parce qu’il ne rentre pas dans la norme, comme à la télé? Mais posez-vous cette question: qui a dit que votre corps n’est pas ok: est-ce que c’est vous, quelqu’un de proche, ou est-ce que c’est parce que vous voyez dans les médias des corps qui ne vous ressemblent pas? Et dans ce cas, est-ce que vous ne pensez pas plutôt que les médias vous influencent trop?

L’insatisfaction par rapport au physique est un facteur majeur qui peut miner la confiance en soi. La France est d’ailleurs l’un des pays d’Europe où la pression sur le physique est la plus forte, et 78% des femmes ne trouvent pas que leur physique est désirable.

Plusieurs mannequins ont subi des pressions pour maigrir, alors même qu’elles font déjà une taille 36 ou 34, comme la célèbre Alek Wek. Ce qu’il faut comprendre, c’est que le corps parfait, ça n’existe pas. Point final.

Celui que vous avez, c’est le seul, il vous parle. Prenez-en soin et vous le comprendrez de mieux en mieux.

2. Je me critique beaucoup

“Radio Critique bonjour! Vous êtes à l’antenne!” Ce terme de radio critique a été introduit par Frédéric Fanget, psychiatre, pour décrire ceci: nous avons un discours d’auto-critique qui tourne en boucle dans notre esprit, comme une radio allumée, toujours prête à nous balancer des vacheries. “Je me suis encore trompé, je suis nul…” ou encore “Je suis moche, personne ne voudra de moi…” STOP! Arrêtez! Ce n’est pas être réaliste, au contraire, nous sommes plus sévères envers nous-mêmes qu’envers n’importe qui d’autre. Si ce n’est pas ok de le dire à un ami, alors ce n’est pas ok de vous le dire à vous-même.

Arrêtons de nous détruire avec des paroles dévalorisantes. Et si vous essayiez de vous faire un petit compliment, pour commencer? Ou de repenser à ce que vous avez fait de bien dernièrement?

3. Je cherche la validation des autres

La confiance en soi, c’est la conviction qu’on a les capacités pour affronter les défis de la vie. Quand on manque de confiance en soi, on a tendance à faire reposer sa confiance sur autre chose. L’être humain est un animal social donc il est normal d’interagir avec les autres. Oui, ça fait du bien que les autres s’intéressent à nous, nous complimentent, nous encouragent. Mais attention: trop rechercher la validation des autres et dépendre de leur regard amène à être dépendant et instable. Si bien que quand vous n’avez pas cette validation, vous êtes perdu(e), ou alors vous pétez un câble! Trop souvent, on ne se sent pas capable de faire des choses seul(e), et notre phrase préférée devient: « je ne peux pas ».

Prenez le temps de faire le point sur ce que vous pensez de vous-même. Soyez objectif, vous n’êtes pas qu’un tas de défauts. Parlez-vous, à haute voix, dans le miroir, et dites-vous des choses positives! Vous allez voir que devenir votre propre ami, c’est pas mal aussi.

4. Je doute beaucoup, je vis dans l’insécurité

“Insecure”. C’est un terme en anglais pour décrire ce que l’on ressent quand on est dans le doute permanent. On doute de soi, on doute d’y arriver, ou doute des autres, de leur loyauté et de leur affection pour nous. C’est dur de faire confiance, même quand tous les signaux sont au vert. On a tout le temps besoin d’être rassuré par les autres, qu’on nous assure de notre valeur et de nos compétences. On a du mal à supporter les conseils, encore moins les critiques, même constructives, même pour notre bien. La solution à cette situation? Travailler sur l’estime de soi. Vous trouverez plein de pistes dans mon guide juste ICI.

5. Quand je suis très heureux(se), ça me rend anxieux(se)

C’est un peu la conséquence du facteur numéro 4. Les anglo-saxons appellent ce phénomène “Happiness anxiety”. ça ressemble à quelque chose comme ça : “C’est trop beau pour être vrai, je ne mérite pas ce qui m’arrive, de toute façon ça ne va pas durer”. Être heureux, ça vous rend nerveux(se). Et pourquoi ? Parce que vous doutez de votre valeur, et donc vous n’êtes pas convaincu que c’est pour vous, que c’est mérité! Il va vous falloir apprendre à laisser venir à vous les petits bonheurs, et en profiter. Oui vous le valez. Oui, vous le méritez.

Une chose qui aide à lutter contre cette « anxiété du bonheur », c’est aussi de communiquer. Parler avec les autres, surtout ceux qui sont concernés, peut vous ramener à la réalité et vous faire relativiser sur vos doutes.

6. Je fais de l’auto-sabotage

Directement lié au facteurs 4 et 5, l’auto-sabotage est comme couper la branche sur laquelle on est assis. Puisque je doute, puisque je ne pense pas le mériter, alors je vais faire en sorte que ça n’arrive pas ou que ça se termine. Si si, on fait ça! Ce comportement est extrêmement fréquent, surtout dans les relations amoureuses.

Voyez plutôt Eric dans “Les petits mouchoirs”, il l’avoue. Il a peur de perdre sa compagne, il a peur de tout gâcher dans ses relations amoureuses, alors pour se rassurer, il gâche tout à l’avance. Comme ça au moins il peut confirmer que ça allait arriver. Est-ce que ça vous arrive d’avoir un comportement que vous savez qui va vous mener à l’échec professionnel ou amoureux? Mais vous le faites quand même?

7. J’évite de regarder certaines choses en face: mon passé, mes échecs, mes blessures

Pour tout vous dire, cette étape n’est pas facile. Il est compliqué de se retourner vers son passé et de se dire “okay, c’est vrai qu’il s’est passé ça et que ça m’a fait douter de moi. J’en ai souffert, mais je sais que peux dépasser ça, et ça va aller de mieux en mieux.” Les psychologues et psychiatres, comme Christophe André, parlent d’aller dans le passé pour supprimer la charge émotionnelle associée à un événement. Bon ok, on ne va pas rentrer dans les détails psychologiques (la prochaine fois peut-être?) mais en gros, ayez le courage d’aller dans le passé voir ce qui vous a blessé, ce qui vous a empêché d’avoir pleinement confiance en vous et de vous aimer, et consolez votre ancien vous. On en a tous besoin. C’est chelou et désagréable mais ça marche: je le sais pour l’avoir fait!

8. Mes relations amoureuses sont un peu compliquées

Compliqué… c’est notre mot préféré quand on parle de relations amoureuses. Avec lui, avec elle, c’est compliqué. On ne se comprend pas. Je ne suis pas love coach, mais les problèmes amoureux sont assez faciles à comprendre quand on a compris comment fonctionne la confiance en soi et l’estime de soi. Personne ne veut prendre le risque d’être vulnérable face à l’autre: si j’admets mon erreur, si j’essaie de comprendre ses reproches, si je fais l’effort de comprendre pourquoi je me comporte comme ça, je me mets en position de faiblesse. Donc, pour ne pas perdre la face, on crie, on se bagarre, on bombe le torse. Mais on souffre. La solution? Chacun doit faire l’effort de travailler sur lui: pourquoi je n’ai pas confiance en moi, en l’autre, en l’amour, pourquoi je détruis ma relation, de quoi j’ai peur, qu’est ce qui s’est passé dans mon passé ?

En parler ensemble, à coeur ouvert, reste encore la meilleure des solutions.

9. Je suis sur la défensive voire agressif(ve) avec les autres

Le numéro 9 est très commun quand on manque de confiance en soi, et amène souvent au numéro 8. C’est sûr que vous connaissez quelqu’un qui a ce comportement: soit dans votre entourage, soit c’est vous! Alors restez calme, on va en parler. Quand vous êtes comme ça (en furie), il est difficile de vous faire comprendre que vous manquez de confiance en vous. Parce que vous n’écoutez pas! Vous n’acceptez aucune remarque, même pour votre bien. Le moindre commentaire est considéré comme une attaque, alors vous vous défendez, vous montrez les crocs, vous montez sur vos grands chevaux et galopez à toute vitesse. Tout le temps. Vous avez tout le temps besoin de défendre votre ego contre les attaques du monde entier et vous pensez avoir remis l’autre à sa place.

Mais vous savez quoi? Cette agressivité crie au manque d’estime de soi. C’est la preuve en image que vous êtes fragile et blessé(e) à l’intérieur et qu’en fait, vous avez déjà une image négative de vous, alors pas besoin d’en rajouter. Vous en souffrez? Pas de souci, arrêtez d’exploser comme ça. Ecoutez ce qu’on vous dit, parlez: sauf preuve du contraire, vous n’êtes pas entouré(e) de fourbes manipulateurs dangereux qui veulent votre perte à tout prix. Soyez attentif aux remarques, aux réactions qu’elles provoquent chez vous. Revoyez votre communication. Pourquoi êtes vous blessé(e)? L’introspection et le recul sont vos solutions.

10. Je suis indécis(e)

C’est assez insupportable. Je suis moi-même très indécise et c’est très énervant, autant pour moi que pour les personnes qui m’entourent! Parfois j’ai l’impression que choisir la mauvaise pizza va me causer du tort et que je n’ai pas le droit de me louper. Difficile de prendre une décision, de s’y tenir, car vous n’avez pas confiance en vos choix. Vous n’avez pas la conviction que quelque soit le choix, vous pourrez en faire quelque chose de bien! Je suis tombée sur une citation de Muhammad Ali qui dit: “Je ne crois pas aux bonnes décisions. Je prends une décision et je la rends bonne”. ça c’est de la grosse confiance! Pour arrêter d’hésiter et d’avoir peur, dites vous que le pire qui puisse arriver si vous faites ce choix n’est même pas si terrible que ça (surtout si vous devez choisir entre une calzone et une regina…).

11. Je suis du genre Control Freak

Ca, c’est moi tout craché les amis. Je suis THE Control Freak! Encore un terme en anglais (merci les mecs) qui veut dire Obsédé du Contrôle. Je dois tout contrôler pour être sûr(e) qu’il n’y aura pas de catastrophe. Comme revérifier 12 fois la réservation de l’hôtel, relire un mail 20 fois, vérifier encore et encore que vous avez bien fermé la porte ou appeler votre conjoint toutes les 10 minutes pour qu’il n’oublie pas de ramener le pain ou savoir où il est. Le Control Freak n’aime ni les imprévus, ni les déménagements, ni les changements de programme, ni les surprises… Tout doit être sous son contrôle parce qu’il ne sait pas comment il va gérer s’il n’est pas préparé. Alors, êtes-vous du genre Sheldon Cooper?

12. Je me compare beaucoup, beaucoup…

Le Tue-la-Confiance par excellence. On connait tous la bonne vieille habitude de se comparer! Physiquement, professionnellement… Est-ce qu’elle est mieux que moi, qu’a-t-elle de plus que moi, c’est normal qu’elle soit plus épanouie avec le corps qu’elle a. Il existe plusieurs variantes: se comparer et se dévaloriser de ne pas être comme les autres, se sentir en danger quand les autres sont compétents ou canon, ou alors se montrer rabaissant(e) et cassant(e) pour écraser l’autre et se valoriser un peu plus. Instagram est d’ailleurs un champion du malaise et de la comparaison malsaine, 9 femmes sur 10 par exemple disent se sentir moins belles après avoir consulté notre plateforme préférée.

Vous savez pourquoi ce n’est pas cool? Parce que être concentré sur les autres vous empêche complètement de travailler sur vous. Comme dit M.J. Demarco sans prendre de gants, à trop « reluquer le cul de la concurrence », on ne s’occupe pas de régler ses propres problèmes. Tout ça pour dire: occupez vous de développer vos qualités, pas de jalouser celles des autres.

Vous vous reconnaissez dans ces signes de manque de confiance en soi ?

Alors, dans lesquels de ces signes vous vous reconnaissez le plus? Moi c’est clairement les numéro 1, 10 et 11, et j’y travaille! Le manque de confiance en soi peut encore prendre d’autres visages, comme la peur d’oser, la peur de l’échec, la difficulté à parler aux autres. Si vous avez identifié 2, 3 ou plus de signes dans cette liste, cela vous fera beaucoup de bien de travailler sur votre confiance en vous et votre estime de vous. ça vous changera la vie. Imaginez un peu : plus de dépendance à la validation des autres, bien dans votre peau, plus besoin de vous défendre, parce que vous vous sentez en sécurité et digne d’être heureux(se)…

Je vais vous dire quelque chose que vous n’entendez peut-être pas souvent: la confiance en soi ne se construit QUE dans l’action. Faire des petits pas réguliers hors de votre zone de confort, oser parler d’un problème, oser demander de l’aide, ou réaliser une action qui vous fait peur. Progressivement, vous allez créer un cercle vertueux: plus vous ferez des choses que vous n’osiez pas, plus vous serez content(e) de vous, plus vous aurez confiance en vous pour allez en faire d’autres. C’est une course de fond, pas un sprint.

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